Accueil > Notre histoire

Notre histoire

 

 

texte

 

 

C’est depuis 1968 que notre association existe dans sa forme actuelle. Au départ connue sous le nom de « Les enseignants des Bois-Francs », elle devient le « Syndicat de l’enseignement des Bois-Francs » en 1984. Voici un aperçu de son histoire, qui est surtout celle de toutes les enseignantes et tous les enseignants de notre région, ainsi qu’une présentation de certains événements en lien avec le monde de l’éducation qui se sont produits à l’échelle provinciale.


Nous voulons souligner le travail colossal accompli par Mme Suzanne Pellerin, enseignante à la retraite, dans le cadre du 35e anniversaire du SEBF (1968-2003). Les informations qui suivent sont en grande partie tirées de son livre, « Une force fière de ses racines », et constituent un rappel historique très intéressant.


La naissance du syndicalisme


On retrouve des traces de tentatives de syndicalisation chez les institutrices et instituteurs dans les années 20. Cependant, le contexte politique et social de l’époque les en empêche. C’est mal vu et le motif invoqué est le suivant : comme leur travail implique d’enseigner aux élèves le respect de l’autorité, ils doivent servir d’exemple. Or, en formant un syndicat, ils contestent l’autorité des commissions scolaires!


Au départ, le clergé ne voyait pas d’un bon œil le syndicalisme. Cependant, à cause de la menace provenant des syndicats de « métiers », qui utilisaient des moyens de pression « lourds », le clergé décide de participer directement à la formation de syndicats, catholiques, devant se soumettre à la doctrine sociale de l’Église. De tels syndicats devaient obligatoirement joindre à leur exécutif un aumônier ayant un droit de veto sur les décisions prises par les membres.


Les années 30


La crise économique des années 30 a durement touché le monde en général. Les institutrices et instituteurs n’y échappent pas. Les conditions de travail sont pénibles, surtout en milieu rural. Les institutrices ont un salaire de beaucoup inférieur à celui des instituteurs. Sous la pression des commissions scolaires, Duplessis décide de faire passer le salaire minimum de 300$ à 250$ par an. En réaction à ce geste, le 2 novembre 1936, madame Laure Gaudreault fondera, avec une trentaine de collègues, l’Association catholique des institutrices rurales (ACIR). Les premières années seront consacrées à la syndicalisation, mais aussi à la formation par la création de plus de 1 000 cercles pédagogiques qui continueront d’exister jusqu’au milieu des années 60.


Pendant ce temps, dans notre région…


Le 11 mars 1937, le Cercle pédagogique de Plessisville voit le jour; les participants aux réunions sont des institutrices, mais aussi des directions d’école, des représentants de la commission scolaire, des notables du village et un aumônier. Les réunions commencent toutes par une prière et se terminent par l’hymne national.


En 1937, Mlle Germaine Camden fonde l’Association des institutrices rurales de Victoriaville (ACIR). Il existe aussi un Cercle pédagogique. Cette présidente fait également partie du conseil provincial de la Fédération (FCIR) auprès de Laure Gaudreault.


Le 27 mai 1939, au village de Plessisville, l’Association catholique des institutrices rurales (ACIR) voit le jour et prend en main les questions syndicales.


Les années 40


Il existe une personne qui exerce une grande influence sur les membres : l’aumônier. Ses interventions font appel à la solidarité pour la justice et l’équité entre toutes. Il insiste pour que les institutrices répandent l’idée syndicale autour d’elles. Même les évêques du temps présentent la syndicalisation comme un devoir social, de sorte que vers le milieu de la décennie, presque tout le personnel laïc de la province est syndiqué.


Les négociations sont cependant difficiles : quand les représentantes syndicales se présentent dans les villages pour négocier une convention collective, les commissaires refusent souvent de les recevoir et leur ferment la porte au nez! C’est au début de cette décennie que sera mis sur pied le régime de retraite.


Pendant ce temps, dans notre région…


Dans les années 40, l’ACIR de Victoriaville rejoint la Fédération des instituteurs et institutrices des cités et des villes (FICV), se séparant ainsi des membres qui enseignent dans les villages et campagnes. Cela devient l’Association des instituteurs et institutrices de la ville de Victoriaville.


C’est en 1944 que l’on retrouve les premières mentions d’assemblées syndicales pour la région. On discute d’augmentation de salaire selon les directives de la Fédération provinciale des instituteurs ruraux : on veut obtenir 600$ par année. C’est aussi à cette époque qu’apparaît la notion de cotisation syndicale qui est fixée à 10$ par personne, payable en un seul versement immédiat ou encore en deux ou trois versements. De plus, un per capita de 0,35$ est versé au Conseil supérieur des Travailleurs unis.


Le 28 avril 1945, l’ACIR de Plessisville passe un contrat syndical avec les commissions scolaires pour fixer un salaire minimum, déterminer les augmentations et les conditions d’engagement et de travail des institutrices.


En 1946, l’ACIR du district 47, déjà affiliée à la Fédération des instituteurs ruraux, devient membre de la Corporation générale des instituteurs et institutrices catholiques de la province de Québec (CIC), ancêtre de la CEQ puis de la CSQ.


En décembre 1947, l’ACIR de Plessisville devient l’Association catholique des institutrices laïques de Plessisville (ACIL), probablement en raison d’une restructuration du district.


Les années 50


Le long règne de Duplessis est marqué par de nombreuses lois antisyndicales. Les institutrices sont très mal rémunérées comparativement à toutes les autres catégories de travailleurs. La profession est encore largement dominée par les religieux. Le contexte de la « Grande noirceur » permet des gains modestes, préludes à de plus substantiels après la mort de Duplessis, en 1959. Paul Sauvé, qui lui succéda, fit voter une loi obligeant à devenir membre de la Corporation (CIC) tous les instituteurs et institutrices catholiques de la province de Québec.


Pendant ce temps, dans notre région…


En 1954, l’ACIL accueille dans ses rangs ses premiers instituteurs et change de nom, devenant le Syndicat des instituteurs et institutrices catholiques de Plessisville.


À partir de 1959, apparaissent les premières mentions de congés de maladie et d’assurance santé. Il y a alors 101 membres dans le syndicat des instituteurs et institutrices catholiques de Plessisville.


Les années 60


La Révolution tranquille apporte un grand vent de changement : on assiste à la naissance d’un système public gratuit de santé et d’éducation. Le rapport Parent préconise le remplacement des structures existantes par des commissions scolaires régionales, chargées de mettre en place une organisation pédagogique moderne. Cela entraînera une réforme des regroupements syndicaux. C’est ainsi que les quelques deux cents associations qui composent la CIC seront regroupées en syndicats régionaux sur la base des territoires des nouvelles commissions scolaires régionales.


En 1960, de nouvelles lois, adoptées par le gouvernement de Paul Sauvé, permettent la restauration du droit à l’arbitrage dans toutes les municipalités et le salaire minimum passe de 600$ à 1 500$ par an. C’est le début de la déduction à la source des cotisations syndicales.


En 1964, le Québec assiste à la création du Ministère de l’éducation, à l’implantation des polyvalentes, des CEGEP et du réseau universitaire québécois. Le gouvernement libéral introduit le Code du travail qui octroie le droit de grève aux employés de l’État.


En 1967, coup de tonnerre dans le monde scolaire : le gouvernement de Daniel Johnson fait adopter le « bill 25 », instituant la parité de salaire entre les enseignantes et enseignants, uniformisant les conditions de travail d’une région à l’autre et consacrant la centralisation des négociations au niveau national. La CIC devient la CEQ tout en restant une corporation.


1968 est l’année de la première négociation nationale de la CEQ dans les secteurs primaire et secondaire. Après plusieurs mois de négociations ardues, ponctuées d’événements dramatiques (grèves tournantes, injonctions et démissions), une première convention collective nationale se signe en novembre 1969 : hausse de salaire de 15 % sur 3 ans, première clause de sécurité d’emploi, premières dispositions pour les travailleuses et travailleurs en régions éloignées.


Pendant ce temps, dans notre région…


La question de l’heure aux Bois-Francs: la pertinence de former une association indépendante pour le personnel enseignant du secondaire, ou une simple section du Syndicat professionnel des instituteurs et institutrices catholiques de Victoriaville (primaire). Finalement, l’option d’une nouvelle association l’emporte : en septembre 1964, « Les enseignants des Bois-Francs » voit le jour et représente le personnel enseignant du secondaire.


En 1965, les pourparlers débutent entre les syndicats enseignants de la région dans le but de former un seul regroupement syndical pour tout le personnel enseignant du territoire.


En 1967, l’assemblée générale de « Les Enseignants des Bois-Francs » décide d’accueillir dans ses rangs les religieux enseignants, encore nombreux dans les écoles.


C’est en 1968 qu’on réussira à mener à bien la fusion des diverses associations enseignantes de la région. Le territoire représenté est réparti en cinq commissions scolaires : la Régionale des Bois-Francs, pour l’ordre secondaire, et Jean-Rivard, Prince-Daveluy, Victoriaville et Warwick, pour l’ordre primaire.


La restructuration syndicale du territoire étant accomplie et le travail ne manquant pas, on procède à l’engagement des premiers employés de l’association. Il n’est cependant pas encore question de libérer la présidence de ses fonctions d’enseignement.


Les années 70


Le Congrès de 1970 demande à la CEQ de se définir comme centrale syndicale et de permettre l’adhésion à celle-ci pour toutes les autres catégories de « travailleuses et travailleurs de l’enseignement ».


1972 voit le premier front commun intersyndical. On revendique un salaire de base de 100$ par semaine pour les travailleuses et travailleurs les plus bas salariés des services publics. C’est l’affrontement : grève générale de 10 jours, désobéissance massive aux injonctions. Cette ronde de négociation se soldera par l’emprisonnement des trois chefs syndicaux du front commun (CEQ/FTQ/CSN) et le bill 19 forcera le retour au travail des 210 000 employés de l’état.


La loi 95, adoptée en 1974, a créé un champ de négociation locale. Désormais, nos représentants syndicaux doivent mener des batailles sur deux fronts : au provincial comme affiliés à la CEQ et au local avec les commissions scolaires où ils devront s’entendre sur un certain nombre de matières rapatriées du national : prérogatives syndicales, objets et mécanismes de consultation, certaines clauses de la sécurité d’emploi et de la tâche, éducation aux adultes, etc.


En avril 1976, le gouvernement Bourassa forcera le retour au travail par la loi 23, mais, avec la poursuite des moyens de pression par les syndicats, finit par retourner à la table de négociation. Des gains importants seront ainsi obtenus : assurance-salaire de 2 ans pour invalidité, indexation des salaires au coût de la vie, baisse des ratios maître-élèves.


En 1979, la Loi sur la santé et la sécurité du travail est adoptée dans le but de faire la prévention des accidents en milieu de travail.


À l’automne 1979, la CEQ remporte une importante victoire en obtenant le congé de maternité (20 semaines), de paternité (5 jours), le congé pour adoption (10 semaines) ainsi que la prolongation du congé de maternité sans traitement (2 ans).


Les négociations de la fin de cette décennie auront donc principalement porté sur l’amélioration de la sécurité d’emploi et des droits parentaux. C’est de cette époque que nous viennent la semaine de relâche, l’assemblée générale des enseignants de l’école (AGEE), le comité des relations de travail (CRT), et tous les organismes de participation en place encore aujourd’hui.


Pendant ce temps, dans notre région…


Dans les archives, on retrouve pour une première fois, en 1970, la mention d’une libération du président du SEBF, à demi-temps, puis à temps plein en 1973, pour accomplir sa fonction de représentation. Auparavant, toutes les réunions se tenaient le soir et tout se faisait par comités : convention, presse, relations professionnelles, etc. Les assemblées générales étaient fréquentes, débutant souvent vers 21 heures, après les cours universitaires. On y discutait de tout : perfectionnement, griefs, publicité, nominations des représentants aux différentes instances, consultation sur la négociation, etc.


On instaure un nouveau palier local de décisions : le 9 octobre 1974 a lieu la première rencontre du conseil d’administration de notre syndicat.


En septembre 1975 débute la parution du journal syndical Le Lien.


Une nouvelle ronde de négociations conduit, à compter du 17 novembre 1975, à de nombreux moyens de pression, qu’on veut sporadiques, afin d’éviter une loi spéciale et un nouveau décret. Grève de 24 heures, le tiers des enseignants de chaque école qui se déclarent malades tout d’un coup, refus de remettre les listes de notes servant à la confection des bulletins, présence en classe sans donner de cours… Voilà quelques-uns des moyens retenus. Les 27 et 28 novembre 1975, les commissions scolaires de la région décrètent un lock-out, geste qui conduira au dépôt de 853 griefs.


Le 2 février 1976, les commissions scolaires de notre territoire décrètent un nouveau lock-out. Le 17 février, une entente intervient pour rouvrir les écoles. Le personnel enseignant recouvrera le salaire perdu de 12 jours sur les 14 qu’auront duré en tout les deux lock-out.


Le 7 avril 1976, en guise de protestation contre les commissions scolaires qui ont retenu leur chèque de paie comme avance en remboursement des journées de lock-out qu’elles avaient pourtant accepté de payer, le personnel enseignant occupe le centre administratif de la Commission scolaire des Bois-Francs. Cet événement sera connu comme « l’incident de la cage de verre ».


Sur recommandation d’un comité d’étude, notre assemblée générale autorise le projet de construction d’un immeuble pour abriter les bureaux de notre association. C’est ainsi que, le 1er février 1978, le personnel libéré et les employés emménagent au 3, rue Bécotte.


Les années 80


La crise économique qui sévit, les taux d’intérêt qui frisent les 20 %, les nombreuses faillites de particuliers, le taux de chômage particulièrement élevé, la baisse du dollar canadien, tout cela contribue à créer une pression sur le gouvernement péquiste qui demande aux centrales syndicales d’importantes concessions salariales. Plusieurs lois entraîneront la perte d’acquis pour le personnel enseignant. Une enquête du Conseil supérieur de l’éducation, sur la profession enseignante, sera instituée. Cette tribune permettra au personnel enseignant d’exprimer sa démotivation et son désenchantement. Quand le rapport sera rendu public, il donnera raison au monde de l’éducation et démontrera de la sympathie pour le vécu exprimé.


1982-1983 : dépôt des lois 68, 70, 72, 105 et 111. Conséquences : augmentation des cotisations aux régimes de retraite, réduction des indexations, coupure de traitement de 18,88 % pour une période de trois mois, gel d’échelon pour une année, baisse permanente de salaire pour certains groupes, augmentation de la tâche, retour forcé au travail, et, en cas de non-respect, congédiement et pénalités.


Mars 1983 : conciliation spéciale pour les enseignantes et enseignants. La loi 111 sera abrogée, on obtiendra le congé sabbatique à traitement différé et la rémunération à 100 % des personnes mises en disponibilité.


Après la ronde des négociations de 86-87, on obtiendra une hausse salariale de 12 % sur 3 ans, plusieurs gains sur les droits parentaux ainsi que l’amélioration des conditions de travail pour les personnes à statut précaire. Cependant, c’est à cette époque que la banque de journées de maladie passe de 7 à 6 jours.


Le 1er juillet 1989 entre en vigueur la loi 107, la loi sur l’instruction publique. Cette loi restructure les commissions scolaires sur une base linguistique, précise les droits des élèves, les droits et obligations du personnel enseignant, la place des parents et le partage des pouvoirs.


Pendant ce temps, dans notre région…


Le 24 janvier 1983, le conseil d’administration du SEBF fonde une corporation, « l’Abeille des Bois-Francs », afin de se prémunir contre les dangers de poursuite, de « décertification » et de fortes amendes pouvant mener à une faillite. Cet organisme achète donc l’immeuble et les biens meubles du syndicat. Ce n’est que le 20 juin 1983, une fois le danger écarté, que le SEBF rachètera ses biens. Cette corporation sera maintenue jusqu’au 10 juin 2002, date à laquelle elle sera dissoute et la charte, abandonnée.


Le 26 janvier 1983, le personnel enseignant des Bois-Francs contribue au fonds d’urgence de la CEQ en remettant l’équivalent en salaire d’une demie de cette journée.


En 1983, l’assemblée générale du congrès du SEBF changera le nom de l’association pour « Syndicat de l’enseignement des Bois-Francs », appellation qui deviendra effective en avril 1984.


En 1984, dans la région des Bois-Francs, le SEBF s’entend avec la Commission scolaire de Victoriaville sur un dossier concernant la reconnaissance des années d’ancienneté des enseignantes ayant été obligées de démissionner pour cause de mariage ou de maternité ou congédiées pour les mêmes raisons.


Dès le 1er juillet 1985, la restructuration scolaire entraîne l’intégration du personnel enseignant du secondaire pour chacune des quatre commissions scolaires du primaire de la région, celles-ci conservant leur nom.


Les années 90


La performance, la compétitivité et la rentabilité deviennent « lois » : on parle d’efficacité et d’efficience du système d’éducation. Le contexte en sera donc un de luttes pour protéger les acquis. Le gouvernement est en « mode récupération » dans le cadre de son budget visant le déficit zéro et son leitmotiv est « faire plus avec moins ». Il fera plusieurs demandes de prolongation de conventions collectives assorties de baisse ou de gel des salaires. Ces demandes seront accompagnées de nombreuses menaces de compressions budgétaires, soit par la réduction des effectifs, soit par la diminution au niveau des avantages sociaux, sous forme de congés sans solde imposés. On assistera aussi à une réforme visant la laïcisation des écoles.


Néanmoins, c’est au cours de ces années que nous obtiendrons la création des listes de priorité d’emploi pour l’obtention de contrats à temps partiel et l’obligation d’utiliser ces mêmes listes d’emploi pour l’octroi de contrats à temps plein. La CEQ amorce aussi une réflexion sur le décrochage scolaire.


En 1995, le gouvernement met sur pied une Commission des états généraux pour faire le point sur le système d’éducation québécois.


1995-1996 : une négociation éclair qui durera 3 semaines, avec des augmentations salariales de 1 % par année et des améliorations au niveau du régime de retraite.


En 1997, la ministre de l’éducation, Pauline Marois, établit son plan d’action : elle met sur pied les centres de la petite enfance, diminue le nombre des commissions scolaires et donne plus de pouvoirs aux parents en créant les Conseils d’établissement. Elle implante aussi la réforme du curriculum.


Juin 1997, le gouvernement propose un programme de départs hâtifs à la retraite, sans pénalité actuarielle, afin de récupérer les sommes nécessaires à l’atteinte de son objectif « déficit zéro ». Plusieurs enseignantes et enseignants de 50 ans et plus qui ont cotisé au RREGOP depuis au moins trente ans se prévaudront de ce programme.


Pendant ce temps, dans notre région…


Le syndicat tente de négocier avec chacune des quatre commissions scolaires une entente au sujet de la liste de priorité d’emploi, mais seule la Commission scolaire de Warwick accepte de bonifier le texte national.


L’année 1998 voit la fusion des quatre commissions scolaires et la création de la Commission scolaire des Bois-Francs (CSBF) pour l’ensemble du territoire.


En négociation locale, le SEBF obtient que deux des six journées de la banque de congés pour maladie puissent être prises pour des raisons personnelles. Le personnel enseignant inscrit sur la liste de priorité a dorénavant le droit de refuser, sans pénalité, les contrats de moins de 40 %.


Les années 2000


C’est le début d’un nouveau millénaire… La CEQ devient la CSQ (Centrale des syndicats du Québec) lors du Congrès de juin 2000. En dépit d’une économie en croissance, et en raison des faibles progressions salariales depuis une vingtaine d’années, la moyenne des salaires des employés du secteur public est inférieure à la moyenne au secteur privé. La lourdeur de la tâche enseignante s’est considérablement accrue dans plusieurs secteurs. La loi sur l’équité salariale permettra des gains substantiels pour les enseignantes et enseignants. De plus, les négociations permettront de garantir davantage de services aux élèves HDAA.


1999-2000 voit enfin le retour d’une négociation réussie, sans décret et sans aucun arrêt de travail, avec l’obtention d’améliorations au RREGOP et une hausse salariale de 9 % sur 4 ans.


La ronde de négociations de 2004-2005, sous le gouvernement libéral Charest, se termine une fois de plus, en décembre, par un décret sur les conditions de travail jusqu’en mars 2010, avec une augmentation totale de 8% sur 6 ans, dont un gel de salaire pour les deux premières années.


Pendant ce temps, dans notre région…


En 2006-2007, bien qu’au départ l’écart entre nos demandes et celles de la Commission scolaire nous apparaissait très important, la négociation locale a permis des gains, particulièrement en ce qui concerne la liste de priorité d’emploi. Les deux bassins pour les mouvements volontaires ont aussi pu être conservés, l’un à la fin de juin, l’autre en août, avant la rentrée scolaire.


Conclusion


Il y aura toujours des causes à défendre, des dossiers à finaliser. La tâche d’un syndicat n’est jamais terminée. Chaque jour comporte son lot de difficultés et d’urgences. Au-delà de tout cela, il n’en reste pas moins que l’organisation syndicale est indispensable pour protéger les intérêts collectifs, tout en donnant la possibilité à chacune et chacun de ses membres d’émettre son opinion et de participer.


En ce sens, le SEBF, depuis plus de 40 ans, apporte sa contribution dans le grand ensemble provincial. Il s’efforce aussi, au quotidien, de représenter, défendre, conseiller, soutenir et convaincre que la solidarité est une condition gagnante, car c’est dans l’implication du plus grand nombre que réside la force d’un syndicat.


Liste des présidences du SEBF


Octobre 1967 à septembre 1968 Monsieur Michel Brouillard

Octobre 1968 à avril 1969 Monsieur Yvan Demers

Mai 1969 à juin 1970 Monsieur Michel Brouillard

Juin 1970 à juillet 1972 Monsieur Constant Roy

Septembre 1972 à septembre 1973 Monsieur Marcel Saint-Laurent

Septembre 1973 à octobre 1977 Monsieur Jean-Denis Lavigne

Octobre 1977 à avril 1978 Monsieur Denis Paris

Avril 1978 à mai 1984 Monsieur Serge Lévesque

Mai 1984 à mai 1998 Madame Christiane Trottier

Mai 1998 à juin 2001 Monsieur Jean Faucher

Juin 2001… Madame Nancie Lafond


Sources :

  1. Une force fière de ses racines, Suzanne Pellerin (2003)
  2. Luttes et évolution de la CSQ de 1936 à 2008
  3. Session sur l’histoire des luttes syndicales (2008)

2011 - Tous droits réservés - Syndicat de l’enseignement des Bois-Francs (CSQ)

Une réalisation de